La production vivrière de l’UEMOA est estimée à 76,6 millions de tonnes pour la campagne agricole 2025-2026, en hausse de 6,7% par rapport à la campagne précédente. Les productions destinées à l’exportation devraient, pour leur part, atteindre 15,1 millions de tonnes, soit une progression de 8,9%, selon la Note de conjoncture économique régionale dans l’UEMOA n°72, 2e trimestre 2026.
Les données de la Commission de l’UEMOA font apparaître des évolutions différentes selon les États membres. Le Burkina Faso enregistre une hausse de 16,5% de sa production vivrière, à 8,388 millions de tonnes, tandis que le Bénin atteint 13,436 millions de tonnes, en progression de 6,1%. La Côte d’Ivoire reste le premier contributeur en volume, avec une production vivrière estimée à 24,565 millions de tonnes, en hausse de 5,1%.
Au Sénégal, la production vivrière est estimée à 3,340 millions de tonnes, soit une hausse de 4,7%. Les productions d’exportation devraient, pour leur part, progresser de 25,8%, pour atteindre 1,822 million de tonnes. Cette évolution est notamment portée par l’arachide, dont la production augmenterait de 21,8%, le coton de 65,9% et la pastèque de 29,8%.
La production de maïs au Sénégal est estimée à 639 938 tonnes, en hausse de 29,1% en 2025. Celle du riz a atteint 998 379 tonnes, tandis que la production de mil est estimée à 696 440 tonnes.
Au Niger, les estimations font état d’une hausse de 9,2% de la production agricole en 2025, pour une production totale de 11,862 millions de tonnes. La production d’arachide destinée à l’exportation devrait augmenter de 8,4%, pour dépasser 800 000 tonnes. La production de riz devrait également dépasser 370 000 tonnes, contre 294 000 tonnes lors de la campagne précédente.
En Guinée-Bissau, les productions vivrières progressent de 4,0%, tandis que les produits d’exportation augmentent de 25,7%, principalement sous l’effet des exportations d’anacarde. Au Mali, la production agricole progresse de 4,0%, avec 11,452 millions de tonnes de produits vivriers et 682 000 tonnes de coton destinées à l’exportation.
Cette évolution intervient dans un contexte de hausse des prix des matières premières. Au deuxième trimestre 2026, ceux-ci ont augmenté de 33,6% en glissement annuel, tandis que les produits énergétiques ont progressé de 47,8%. Les prix des fertilisants ont également augmenté de 29,2% sur la période.


