Oragroup a publié son rapport d’activités du premier semestre 2026. Les comptes, préparés selon la norme IAS 34, font ressortir un produit net bancaire de 98 611 millions FCFA, contre 99 749 millions un an plus tôt, soit une baisse de 1 %. Le résultat net s’établit à 18 548 millions FCFA, en hausse de 1 % par rapport au premier semestre 2025, où il atteignait 18 282 millions FCFA. Le résultat avant impôts progresse de 7 %, à 24 711 millions FCFA, contre 23 088 millions.
Au bilan, le total s’élève à 4 134 434 millions FCFA au 30 juin 2026, en hausse de 3 % par rapport à décembre 2025. Cette progression est portée par les dépôts de la clientèle, qui atteignent 3 409 776 millions FCFA, en hausse de 10 % sur six mois, et par le portefeuille de bons et titres, à 1 583 636 millions FCFA, en hausse de 8 %. Les crédits nets à la clientèle reculent de 3 %, à 1 475 504 millions FCFA.
Le document parvenu à Le Marché, indique que le produit net bancaire « demeure globalement stable, soutenu par les revenus générés par le portefeuille de titres », malgré le recul des crédits directs. Les frais généraux restent stables à 73 262 millions FCFA. Le résultat brut d’exploitation s’établit à 25 348 millions FCFA, en baisse de 3 % par rapport à 26 222 millions un an plus tôt. Le coût net du risque s’élève à 748 millions FCFA, contre 3 696 millions au premier semestre 2025. Le document souligne « l’intensification des actions de recouvrement » parmi les facteurs de cette évolution.
La Direction décrit « l’environnement économique mondial demeure perturbé, marqué par des tensions géopolitiques persistantes et des perspectives de croissance révisées à la baisse dans plusieurs économies ». Dans les zones de présence du Groupe, « l’activité économique reste globalement dynamique, notamment dans l’UEMOA, malgré des évolutions différenciées de l’inflation et des conditions monétaires ». Oragroup dit poursuivre « sa trajectoire de redressement, fondée sur la relance de la collecte des dépôts, l’assainissement des portefeuilles et la maîtrise des coûts ».
Pour le second semestre 2026, le Groupe prévoit de « consolider la mobilisation des ressources » et de « renforcer les revenus d’intérêts générés par le portefeuille de titres ». La maîtrise des charges, l’amélioration du recouvrement et le pilotage rigoureux des risques restent prioritaires. Les initiatives de renforcement des fonds propres se poursuivront.


