Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un financement de 487 millions de dollars en faveur du Maroc pour accélérer la transformation structurelle de son économie. L’opération vise à soutenir une croissance plus dynamique et inclusive, tout en renforçant la résilience du Royaume face aux chocs économiques, énergétiques et climatiques.
Ce financement s’inscrit dans la troisième phase du Programme d’appui au renforcement de la gouvernance économique et de la résilience au changement climatique (PGRCC). Il doit notamment consolider le rôle du secteur privé dans l’investissement et la création de valeur, tout en recentrant l’État sur ses fonctions stratégiques.
« Notre ambition est d’aider à amortir les chocs exogènes, qu’ils soient économiques, énergétiques ou climatiques », a déclaré Abdoulaye Coulibaly, directeur du département de la Gouvernance et des Réformes économiques à la BAD. Il a également souligné la nécessité de poursuivre les réformes structurelles pour renforcer durablement la résilience de l’économie marocaine et favoriser l’investissement privé.
Le programme repose sur deux principaux volets. Le premier porte sur l’amélioration de l’action publique, à travers la restructuration du portefeuille des entreprises publiques, la modernisation du cadre des partenariats public-privé et l’amélioration du climat des affaires. Il vise à favoriser une mobilisation accrue des investissements privés, notamment en faveur des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et de l’intégration aux chaînes de valeur mondiales.
Le second volet concerne la résilience climatique et énergétique. Il prévoit une modernisation de la gouvernance des secteurs de l’eau et de l’électricité, ainsi qu’une meilleure prise en compte des enjeux climatiques dans les politiques publiques, afin d’accélérer la transition bas-carbone.
Cette troisième phase doit également consolider les réformes engagées précédemment et accompagner le Maroc face aux répercussions de la crise au Moyen-Orient, notamment la hausse des coûts de l’énergie et du transport. L’opération s’inscrit ainsi dans le Cadre mondial de réponse à la crise de l’énergie et des engrais (GEFCRF) de la BAD. Elle vise à préserver les marges de manœuvre budgétaires et les dépenses prioritaires, tout en maintenant les réformes et l’investissement.
« Notre objectif est de soutenir cette dynamique essentielle pour accélérer la transformation de l’économie, soutenir la croissance et créer davantage d’emplois », a indiqué Achraf Tarsim, responsable du bureau pays de la BAD au Maroc.
Depuis 1978, le Groupe de la BAD a mobilisé près de 15 milliards d’euros pour plus de 150 projets au Maroc, dans les transports, l’énergie, l’eau et l’assainissement, l’agriculture et la protection sociale.

