La semaine boursière du 11 au 17 août 2025 a été marquée par plusieurs annonces majeures à la BRVM, traduisant une intensification des opérations stratégiques dans l’espace UEMOA.
En Côte d’Ivoire, la première cotation de 459 milliards de FCFA d’obligations issues d’une offre publique d’échange est prévue le 26 août. Ces titres, baptisés « TPCI 5,90 % 2025-2030 » et « TPCI 6,00 % 2025-2032 », résultent de la proposition faite par l’État ivoirien aux détenteurs de 30 obligations d’échanger leurs échéances ou d’investir en numéraire. Au total, 23,9 millions d’obligations TPCI 2025-2030 et 21,9 millions de TPCI 2025-2032 ont été souscrites, pour un montant cumulé de 458,75 milliards de FCFA. « Cette opération vise à favoriser la liquidité des titres et à renforcer la capitalisation du marché obligataire », précise le bulletin officiel.
Du côté des entreprises, Ecobank Transnational Incorporated (ETI) a annoncé une opération capitale. Le groupe Nedbank Ltd. a conclu un accord de vente de 21,22 % du capital d’ETI au profit de Bosquet Investments Ltd., véhicule d’investissement privé de l’homme d’affaires Alain Nkontchou. La transaction reste soumise à l’approbation des régulateurs. « Cette cession s’inscrit dans la réorientation stratégique de Nedbank vers ses marchés clés en Afrique australe et orientale », précise la revue.
Autre fait marquant : le groupe togolais Zener International Holding (ZIH) a mobilisé 13,5 milliards de FCFA, avec l’appui d’Ecobank et de sa filiale EDC Investment Corporation, pour s’implanter en Guinée-Bissau. Cette enveloppe servira à reprendre les actifs de Petrogal Guinée-Bissau, filiale du portugais Galp Energia. Zener prendra le contrôle d’un réseau de stations-service, de dépôts de carburant et de gaz, ainsi que d’infrastructures de stockage pour l’aviation.
Avec ces opérations, le marché régional confirme son rôle de plateforme de financement incontournable. Entre la levée record de 459 milliards FCFA par l’État ivoirien, la recomposition du capital d’ETI et l’expansion régionale de Zener, la BRVM illustre « une dynamique où États et entreprises redéfinissent leurs stratégies pour capter des ressources et conquérir de nouveaux marchés ».