Au terme de l’année 2025, l’économie sénégalaise évolue dans un environnement international contrasté, marqué par un ralentissement de la croissance américaine, une reprise modérée dans la zone euro et une résilience des économies émergentes. Dans l’espace UEMOA, l’activité reste solide, soutenue par la poursuite des investissements structurants et une demande intérieure robuste. À l’échelle nationale, la croissance du PIB réel demeure bien orientée, portée principalement par l’exploitation des hydrocarbures, devenue un moteur essentiel de l’expansion économique.
Les données disponibles indiquent que les recettes du budget général ont atteint 3 254,0 milliards FCFA au troisième trimestre 2025, soit un taux de recouvrement de 69,7 %. En glissement annuel, elles progressent de 12,7 %, traduisant l’amélioration continue de la mobilisation interne. Les recettes fiscales, établies à 2 987,9 milliards FCFA, représentent 72,9 % de l’objectif annuel, tandis que les recettes non fiscales enregistrent une performance notable de 214,2 milliards FCFA, soit 75,8 % de la cible.
Sur le plan de l’investissement, la dynamique demeure soutenue, même si les dépenses en capital, estimées à 1 092,2 milliards FCFA à fin septembre (56,4 % des prévisions), affichent une exécution contrastée entre ressources internes et externes. Les premières présentent un taux d’exécution de 71,4 %, contre 49,9 % pour les secondes. Cette situation met en lumière l’importance d’une meilleure absorption des financements extérieurs afin d’accélérer les projets d’infrastructures.
Le déficit budgétaire s’établit à 1 059,0 milliards FCFA, soit 4,88 % du PIB, un niveau inférieur à la cible annuelle fixée à 7,82 %, traduisant une exécution prudente des dépenses. Le maintien de l’équilibre financier du Fonds national de Retraite, avec un excédent de 25,7 milliards FCFA, constitue un élément supplémentaire de stabilité dans le contexte macroéconomique actuel.

