vendredi, janvier 2, 2026

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Discours à la Nation : Bassirou Diomaye Faye détaille les leviers économiques de la transformation

Dans son adresse à la Nation du 31 décembre 2025, le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a consacré une large part de son intervention aux enjeux économiques, dressant le bilan d’une année marquée par la rigueur et esquissant les contours d’une relance axée sur l’investissement public, l’emploi et la justice sociale. Le chef de l’État a reconnu que 2025 a été « un moment de vérité », ayant mis en lumière « des déséquilibres profonds » et « l’ampleur des défis accumulés », nécessitant un redressement fondé sur « le sérieux, la méthode et la transparence ».

Sur le front du pouvoir d’achat, le président a mis en avant l’impact des mesures de baisse des prix des produits essentiels. Selon lui, « les mesures de réduction des prix de plusieurs produits essentiels ont représenté 342 milliards 500 millions de francs CFA d’économies pour les ménages en 2025 ». Il a assuré que cet effort se poursuivra en 2026, dans un contexte de maîtrise du coût de la vie et de protection des couches les plus vulnérables.

Le chef de l’État a également insisté sur l’amélioration progressive de l’environnement économique. Il a cité « l’intensification de notre diplomatie économique » et la tenue du Forum Invest in Sénégal, qui ont contribué à « renforcer la crédibilité du pays » et à consolider son image de « destination d’investissement fiable et attractive ». Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie visant à stimuler l’investissement privé et à repositionner le Sénégal sur les chaînes de valeur régionales et internationales.

Sur le plan productif, le discours met en avant des résultats concrets dans l’agriculture et l’industrie. La production céréalière a « dépassé 2 500 000 tonnes », tandis que la filière arachidière a retrouvé « une dynamique porteuse ». Dans l’industrie, la relance de la Sonacos, après deux années d’arrêt, a permis de recréer « plus de 2 300 emplois directs ». Cette relance sera consolidée en 2026 par « une dotation de 25 milliards destinée au renouvellement de l’outil de production ».

L’appui au tissu entrepreneurial constitue un autre axe central. Le président a indiqué que « plus de 8 000 PME ont été accompagnées », permettant de consolider ou de créer « près de 130 000 emplois directs et indirects ». Dans le même esprit, l’autonomisation économique des femmes et des jeunes a été renforcée avec « l’émergence de 1 060 coopératives productives solidaires », traduisant une volonté de structurer l’économie sociale et solidaire.

Sur le plan budgétaire, le chef de l’État a souligné les efforts consentis pour dégager des marges de manœuvre. « Grâce à une réduction drastique du train de vie de l’État, à une gestion plus exigeante, à la renégociation de contrats et à la rationalisation de plusieurs niches, l’État a dégagé plusieurs ressources », a-t-il déclaré, précisant que celles-ci seront « intégralement consacrées aux investissements prioritaires de 2026 ». L’année à venir est ainsi présentée comme « celle de la relance effective de l’investissement public ».

Les annonces pour 2026 sont chiffrées et couvrent plusieurs secteurs clés. Dans l’éducation, « 29 milliards sont prévus au titre de l’année 2026 », sur un budget global de « 62,8 milliards » pour la construction et l’équipement de 2 500 salles de classe. L’enseignement supérieur et la formation professionnelle bénéficieront d’un budget prévisionnel de « 31 milliards ». La santé concentrera « 91 milliards de francs CFA », notamment pour la construction de 35 centres de santé et l’achèvement de l’Hôpital oncologique de Diamniadio.

L’accès à l’eau et aux infrastructures constitue un autre pilier. Le président a annoncé le lancement du Grand Transfert d’Eau avec « un premier financement public de 50 milliards », ainsi que « 55 milliards de FCFA » pour l’hydraulique rurale. Plus de « 100 milliards » seront engagés dans les routes et équipements structurants, tandis que « 51 milliards » sont alloués aux programmes PUDC, PUMA et PROMOVILLES. Le monde rural bénéficiera de « 18 milliards dédiés aux coopératives agricoles » et de « plus de 91 milliards pour les agropoles ».

Dans l’énergie, 2026 devrait marquer « une accélération décisive », avec le raccordement de « 3 637 localités supplémentaires », touchant « environ 1 235 755 personnes ». Enfin, l’accès au logement sera soutenu par « 20 milliards de francs CFA » pour impulser le programme des 30 000 logements. Pour le président, ces choix traduisent « une conviction claire » : le Sénégal dispose « des ressources, de l’intelligence collective et de la capacité de travail nécessaires pour se transformer et bâtir son avenir par ses propres efforts ».

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