Les échanges extérieurs du Sénégal ont marqué un net ralentissement en novembrem 2025, sous l’effet d’un repli prononcé des exportations. Selon les données de l’ANSD, « les exportations du Sénégal se chiffrent à 323,6 milliards de FCFA contre 688,7 milliards de FCFA au mois précédent », soit « une diminution de 53,0 % ».
Cette contraction s’explique principalement par la baisse des ventes d’huiles brutes de pétrole, dont la valeur est passée de « 215,6 milliards de FCFA en octobre à 45,5 milliards de FCFA en novembre ». Le même mouvement est observé sur les produits pétroliers raffinés, en recul de « 150,1 milliards à 49,7 milliards de FCFA », ainsi que sur l’or non monétaire, qui s’est établi à « 95,9 milliards de FCFA contre 145,5 milliards de FCFA le mois précédent ».
Toutefois, certaines filières extractives ont partiellement amorti ce choc. Les expéditions de phosphates ont atteint « 4,9 milliards de FCFA contre 0,0 milliard le mois précédent », tandis que celles des engrais minéraux et chimiques ont progressé à « 3,1 milliards de FCFA contre 1,8 milliard ». En glissement annuel, les exportations affichent néanmoins « une baisse de 28,5 % ». Sur onze mois, la dynamique reste positive, avec un cumul à « 5 109,9 milliards de FCFA à fin novembre 2025 contre 3 504,7 milliards de FCFA un an plus tôt », soit « une hausse de 45,8 % ».
Du côté des importations, le repli est plus modéré. En novembre 2025, elles s’élèvent à « 713,3 milliards de FCFA contre 796,5 milliards de FCFA en octobre », correspondant à « une baisse de 10,5 % ». Cette évolution est liée à la diminution des achats de produits pétroliers raffinés, passés de « 124,7 milliards à 77,0 milliards de FCFA », ainsi que des matériels de transport, machines et métaux communs.
En revanche, les importations de sucres bruts et raffinés ont fortement progressé, atteignant « 14,5 milliards de FCFA contre 5,1 milliards le mois précédent ». Comparées à novembre 2024, les importations enregistrent « une hausse de 23,8 % ». Leur cumul sur onze mois ressort à « 6 734,3 milliards de FCFA contre 6 439,0 milliards de FCFA », soit « un relèvement de 4,6 % ».


