Eramet Grande Côte (EGC), filiale du groupe minier Eramet spécialisée dans l’exploitation de sables minéralisés au Sénégal, a atteint le niveau de performance IRMA 50, devenant ainsi le premier site du Groupe Eramet audité selon le standard international IRMA et le premier site minier au Sénégal à franchir ce seuil. Il s’agit également du premier site de sables minéralisés au monde à obtenir ce niveau de performance.
Cette évaluation s’inscrit dans une démarche volontaire, engagée par le groupe dès 2022 dans le cadre de sa feuille de route RSE « Act for Positive Mining ». Elle repose sur un audit externe indépendant, mené conformément au référentiel de l’Initiative for Responsible Mining Assurance (IRMA), qui évalue les pratiques environnementales, sociales et de gouvernance des sites miniers.
Avec cette reconnaissance, Eramet Grande Côte rejoint un cercle restreint de 14 sites miniers dans le monde ayant fait l’objet d’une évaluation de performance IRMA. Le rapport d’audit est rendu public sur le site d’IRMA et fera l’objet d’audits de suivi tous les 18 mois, afin de vérifier le maintien du niveau atteint.
Le standard IRMA, considéré comme l’un des plus exigeants du secteur extractif, repose sur quatre piliers : la responsabilité sociale, la responsabilité environnementale, l’intégrité des affaires et la planification d’un héritage positif à long terme. L’audit d’EGC fait ressortir des résultats de 74 % pour l’intégrité des affaires, 74 % pour la responsabilité sociale, 67 % pour la responsabilité environnementale et 67 % pour la planification d’un héritage positif, traduisant, selon le rapport, « une base solide de pratiques », tout en identifiant des axes d’amélioration.
« Ce résultat IRMA 50 marque une étape importante pour EGC, ses équipes et les communautés locales », a déclaré Frédéric Zanklan, directeur général d’Eramet Grande Côte, soulignant que cette démarche « s’inscrit pleinement dans les orientations portées par l’État du Sénégal visant à faire du secteur minier un levier de souveraineté économique et de développement responsable ».
De son côté, Virginie de Chassey, directrice Développement durable et Affaires extérieures du Groupe Eramet, estime que « l’obtention du niveau de performance IRMA 50 valide les progrès réalisés sur le terrain et confirme que les pratiques d’exploitation minière responsable produisent des résultats mesurables ».
IRMA a rappelé que l’audit repose sur une méthodologie indépendante, incluant des consultations directes avec les communautés locales, les organisations de la société civile et d’autres parties prenantes. « Les rapports d’audit IRMA fournissent des informations essentielles pour identifier ce qui fonctionne et ce qui nécessite une attention accrue », a indiqué Aimee Boulanger, directrice exécutive d’IRMA.
Au-delà de la reconnaissance, l’audit a permis d’identifier plusieurs axes de progrès, notamment le renforcement du dialogue avec les parties prenantes, l’amélioration du traitement des réclamations, le suivi des processus de réinstallation et le contrôle de la qualité et des volumes d’eau. Ces recommandations font l’objet de plans d’action dédiés, inscrits dans une logique d’amélioration continue.


