Le dynamisme entrepreneurial s’est nettement renforcé au Sénégal à la fin de l’année 2025. Selon le Bulletin trimestriel sur les nouvelles immatriculations au NINEA publié par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), le Répertoire national des entreprises et associations (RNEA) a enregistré 26 685 nouvelles immatriculations au quatrième trimestre 2025, soit une hausse de 32 % par rapport au trimestre précédent, qui en comptait 20 213.
Cette progression intervient toutefois dans un contexte annuel plus contrasté. En glissement annuel, le nombre d’immatriculations recule légèrement de 1,1 % par rapport au quatrième trimestre 2024, traduisant un ralentissement modéré après une année 2024 particulièrement dynamique.
La structure des nouvelles immatriculations reste dominée par les entreprises individuelles, qui représentent 76 % du total, avec 20 280 créations. Elles devancent largement les personnes morales, au nombre de 3 979, soit 14,9 % des enregistrements, tandis que les opérateurs occasionnels totalisent 1 905 immatriculations, correspondant à 7,1 % du total.
Sur le plan sectoriel, le commerce demeure le principal moteur de la création d’entreprises. Il concentre 72,2 % des entreprises individuelles nouvellement immatriculées et 29,9 % des personnes morales. L’agriculture, l’élevage et la pêche occupent une place significative chez les personnes morales, avec 23,5 %, suivis des services aux entreprises (14,3 %) et du transport et des télécommunications (8,5 %).
La répartition géographique met en évidence une forte concentration des créations dans la région de Dakar, qui capte 49,8 % des nouvelles immatriculations. Elle est suivie par Thiès avec 11,9 %, Kaolack (8,1 %) et Diourbel (7,5 %), confirmant la centralisation de l’activité économique.
Du point de vue du profil des entrepreneurs individuels, les hommes représentent 67,4 % des nouvelles immatriculations contre 32,6 % pour les femmes. Les entrepreneurs âgés de 35 à 54 ans constituent la tranche la plus active, avec 41,2 % des créations, devant ceux de 25 à 34 ans (38,9 %).
Ces données confirment le rôle central de l’entrepreneuriat individuel et du commerce dans la dynamique économique sénégalaise, tout en soulignant les disparités sectorielles et territoriales persistantes.


