En marge de la septième édition des Rencontres sur le Marché des Titres publics , l’une des sessions a porté sur les reformes et actions pour permettre aux organismes de retraite, d’assurances et caisses de dépôts d’accroître l’investissement sur les Titres publics. 

« Quelles reformes pour accroître l’investissement des Fonds de pensions et compagnies d’assurance ». C’est le thème de l’un des panels des REMTP. Il a été modéré par Marie Eilen Pagura, experte de la Banque mondiale. Pour elle, il est important de renforcer l’investissement dans la région pour une stabilité financière et la croissance durable. Elle reste convaincue que l’évolution des marchés est liée à l’approfondissement de la base des investisseurs.

Intervenant dans ce panel,  le directeur général de la Craee, Nguessan Brou a proposé comme réforme phare, la mise en place d’un mécanisme pour tenir compte du risque de contre partie et lutter contre les impayés. À ses yeux, cela s’impose parce que les investisseurs ont besoin de sécurité et plus d’assurance. « Notre caisse gère plusieurs régimes et fonds. Nous recherchons de la sécurité. Ainsi la majorité de nos ressources sont investies sur Umoa-Titres à travers des opérations sur le long terme pour rentabiliser », a expliqué M. Brou.

De son Charles Kouassi Directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale de la Côte, est d’avis qu’il faut mettre en place une industrie financière qui regroupe toutes les entités du système. Le secteur de la prévoyance est pleine de liquidités d’après lui. « Des phares ont permis à l’institution d’augmenter ces performances ces dernières années, participant à porter les excédents à 211 milliards Fcfa en 2024. Ce qui a permis de valoriser régulièrement les retraites. À partir de 2014, nous avons fait une valorisation de 8% et quatre autre revalorisations de 5% depuis 2018. Ces résultats ont été permis par des reformes ambitieuses sur la Gouvernance », a souligné le directeur général de la Cnps.

Les Caisses des dépôts et de Consignations constituent également des niches de financements du marché. Prenant part au panel, Karl Arnaud Adevolande, représentant la Cdc du Bénin a souligné  qu’il y a du potentiel à exploiter. « La CDC du Bénin est le fruit des reformes du Gouvernement béninois avec pour objectif d’avoir une institution capable de mobiliser des ressources publiques pour financer le développement. Au 31 décembre 2024, nous avons pu mobiliser 950 milliards Fcfa pour un total Bilel de 1000 milliards Fcfa », a exposé M. Adevolande. À l’en croire, la dynamique est à la réflexion afin de créer des produits adaptés à des cibles pour sécuriser l’épargne des populations et contribuer au développement économique à travers l’investissement.

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