En parallèle du pétrole, le Sénégal a débuté l’exploitation du gaz du projet GTA, en partenariat avec la Mauritanie. La première cargaison de GNL a été vendue en avril 2025. Dans un entretien exclusif accordé au magazine Le Marché, le secrétaire permanent du COS-PETROGAZ, Khadim Bamba Diagne a indiqué qu’« à fin juillet 2025, il a été produit 1 100 533 m³ de GNL, dont 1 003 840 m³ vendus à la Chine, l’Espagne, le Brésil et la Belgique ».
Dans ce partage, le Sénégal bénéficie de 550 266 m³, soit la moitié du volume. Cependant, la part de PETROSEN dans la joint-venture reste limitée, ce qui réduit l’ampleur des retombées immédiates. M. Diagne reconnaît que « vue la part très faible de Petrosen, il est difficile d’attendre grande chose sur ce projet » dans l’immédiat.
L’État mise néanmoins sur des leviers structurants. Un réseau de 400 km de gazoducs est en cours de construction pour acheminer le gaz aux industriels et aux ménages. Le plan Gas-to-Industry doit permettre son utilisation comme matière première dans la cimenterie, la métallurgie, l’agroalimentaire ou encore la pétrochimie.
« La disponibilité du gaz naturel, pour le marché domestique, permettrait d’améliorer la qualité de vie des Sénégalais », insiste le secrétaire permanent, citant des perspectives de baisse des coûts de production et d’énergie.
Au-delà de la consommation nationale, Dakar ambitionne de devenir un fournisseur régional de produits pétroliers, gaziers et pétrochimiques. La renégociation des contrats, jugée indispensable, vise à assurer « un partenariat mutuellement bénéfique » et à maximiser les retombées pour le pays.
Avec ces projets, le COS-PETROGAZ affirme sa volonté d’ancrer l’exploitation dans une logique de « prospérité partagée », en cohérence avec l’article 25-1 de la Constitution, qui stipule que « les ressources naturelles appartiennent au peuple ».