L’offre de crédit bancaire dans l’Union a maintenu sa tendance haussière en 2025, à l’instar des années précédentes selon le rapport sur les conditions bancaires de la BCEAO. En effet, indique la source, le volume de crédits mis en place s’est renforcé de 6,0%, ressortant à 22.857,9 milliards en 2025, après 21.558,2 milliards en 2024. Les augmentations les plus significatives ont été observées en Guinée-Bissau (+84,7%), au Togo (+23,5%), en Côte d’Ivoire (+13,9%), au Sénégal (+4,8%) et, dans une moindre mesure, au Bénin (+2,5%) et au Burkina (+0,2%).
En revanche, les crédits mis en place ont baissé au Mali (-23,7%) et au Niger (-10,8%). Le repli au Mali s’explique par la diminution des crédits aux Administrations publiques (-93,3%), aux sociétés financières (-73,1%) et aux sociétés non financières (-37,8%), en lien avec la hausse des provisions constituées par certains établissements sur les créances en
souffrance.
S’agissant du Niger, le recul est essentiellement expliqué par celui des crédits aux ISBLM (-79,6%), aux sociétés financières (-59,0%), aux ménages (-24,4%) et aux sociétés non financières (-14,1%), en lien notamment avec la baisse des demandes de financement auprès des établissements de crédit, du fait du recours accru aux circuits informels.
Selon le motif économique, la hausse des mises en place de crédits a concerné les prêts pour les besoins divers (+38,7%), les concours à la consommation (+7,2%) et les facilités de trésorerie (+5,0%). En revanche, une contraction des ressources destinées à l’exportation (-56,4%), à l’immobilier (-15,6%) et à l’équipement (-12,4%) a été enregistrée.


