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Ghana : une croissance de 5,7% attendue en 2026

Avec une croissance attendue de 5,7% en 2026 et une inflation ramenée à 5,5% en octobre, le Ghana poursuit son redressement macroéconomique. Pour 2027, les autorités visent un excédent primaire de 0,5% du PIB, tout en prévoyant de soutenir les investissements dans les infrastructures et la création d’emplois. La baisse récente des réserves de change demeure toutefois un point de vigilance.

Au premier semestre 2026, le PIB réel ghanéen a progressé de 6,2% en glissement annuel, porté notamment par l’investissement. L’inflation, ressortie à 5,5% en octobre, est passée sous la fourchette cible de 6 à 10% de la Banque du Ghana. Sur le plan budgétaire, l’excédent primaire devrait également atteindre l’objectif fixé pour la fin de l’année.

Ces performances ont conduit les services du Fonds monétaire international (FMI) à conclure un accord au niveau des services avec les autorités ghanéennes, à l’issue d’une mission effectuée à Accra du 22 octobre au 4 novembre 2026. Menée par Ruben Atoyan, cette mission portait sur le premier examen de l’Instrument de coordination des politiques (ICP), un programme de 36 mois approuvé en juillet dernier.

Pour 2027, le gouvernement prévoit de maintenir la discipline budgétaire avec un excédent primaire de 0,5% du PIB. Cet indicateur correspond à la différence entre les recettes et les dépenses publiques, hors intérêts de la dette. Il permet de mesurer l’effort budgétaire avant le paiement du service de la dette.

Cet objectif doit notamment s’appuyer sur les mesures fiscales approuvées par le Parlement en juillet 2026, la révision de la législation douanière et les réformes de l’administration fiscale. Les autorités entendent ainsi accroître les recettes non pétrolières tout en préservant des marges pour les infrastructures, l’investissement privé et l’emploi.

Le FMI insiste néanmoins sur la qualité de l’évaluation des projets, la transparence des marchés publics et la maîtrise des dépenses afin d’éviter de nouvelles pressions sur l’endettement.

Les réserves de change sous surveillance

Sur le front extérieur, la baisse des réserves de change observée ces derniers mois constitue une source de préoccupation. Leur reconstitution reste essentielle pour financer les importations, honorer les engagements extérieurs et limiter les pressions sur le cedi.

Le Ghana demeure exposé aux variations des cours de l’or, du cacao et du pétrole, dont dépendent une partie de ses recettes d’exportation. Pour renforcer les entrées de devises, les autorités ont transféré à GoldBod l’intermédiation des changes liée au secteur aurifère et relevé les obligations de vente d’or imposées aux grandes entreprises minières.

Le FMI appelle à une application rigoureuse de ces mesures, accompagnée d’une plus grande flexibilité du taux de change et d’une politique monétaire prudente.

Un programme sans financement direct

L’accord annoncé le 5 novembre ne prévoit pas de nouveau décaissement. L’ICP est un instrument de surveillance et d’accompagnement des politiques économiques, sans financement direct du FMI. Approuvé le 27 juillet 2026, il repose sur des objectifs budgétaires, monétaires et des réformes structurelles.

Selon le FMI, la plupart des objectifs quantitatifs du premier examen ont été atteints. Plusieurs réformes restent toutefois à finaliser, notamment le cadre de gestion des liquidités de la Banque du Ghana, le système intégré d’administration fiscale et la publication de l’audit des comptes de recouvrement de l’Electricity Company of Ghana (ECG).

L’accord doit encore recevoir l’approbation de la direction et du Conseil d’administration du FMI.

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