Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque islamique de développement (BID) ont approuvé 2,65 milliards de dollars de financements conjoints dans le cadre de leur coopération couvrant la période 2024-2029. Ce montant représente 66 % de l’objectif de cofinancement de 4 milliards de dollars fixé pour des opérations souveraines et non souveraines dans 27 pays membres africains.
Ce partenariat était au centre des échanges entre les présidents des deux institutions, Sidi Ould Tah et Muhammad Al Jasser, lors d’une rencontre au siège de la BID à Djeddah, en Arabie saoudite. Les discussions ont porté sur l’accélération du financement et de la mise en œuvre des projets ainsi que sur la mobilisation de capitaux publics et privés.
Les deux dirigeants ont également évoqué le renforcement de la coopération avec le Groupe de coordination arabe, dont la BID est membre. Sidi Ould Tah a notamment appelé à une meilleure coordination des interventions et à la mobilisation d’autres partenaires financiers. Il a également insisté sur la nécessité d’éviter les duplications dans les procédures d’évaluation, de passation des marchés et de diligence raisonnable.
Lors d’un échange organisé par la BID, le président de la BAD a présenté la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD), approuvée par le conseil d’administration de la Banque en mai à Brazzaville. Cette initiative vise notamment à mobiliser l’épargne intérieure africaine pour contribuer à combler un déficit de financement estimé à 400 milliards de dollars par an.
« L’Afrique ne manque pas de ressources ; elle manque d’instruments et de coordination », a déclaré Sidi Ould Tah. De son côté, Muhammad Al Jasser a souligné le rôle stratégique du partenariat entre les deux institutions pour soutenir les priorités de développement du continent et renforcer la préparation ainsi que l’exécution des projets.

