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Ouganda : 17,7 milliards de dollars pour financer la transformation énergétique d’ici 2030

Le gouvernement ougandais et le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ont lancé le Pacte national de l’énergie, avec l’ambition de mobiliser 17,7 milliards de dollars d’investissements d’ici 2030. Le plan prévoit notamment de raccorder 85 % de la population à l’électricité et de fournir des solutions de cuisson propre à 50 % des habitants.

Le lancement a eu lieu lors de la 11e édition du Marché africain de l’énergie (AEMP), organisée à Kampala les 21 et 22 octobre 2026. Placé sous le thème « De l’initiative Mission 300 à la Vision 2040 : concrétiser l’ambition énergétique de l’Ouganda », le forum a réuni des représentants du gouvernement, des compagnies d’électricité, des régulateurs, des partenaires au développement et des investisseurs privés.

Les discussions ont porté sur les projets prioritaires, les réformes et les financements nécessaires à la mise en œuvre du pacte dans le cadre de l’initiative Mission 300. Les participants ont notamment identifié les projets de catégorie A, qui devraient être opérationnels d’ici fin 2030, et ceux de catégorie B, dont le financement devrait être bouclé dans le même délai. Ils ont également formulé des recommandations sur les réformes politiques et réglementaires, assorties d’un calendrier d’exécution.

Le plan énergétique prévoit une capacité opérationnelle d’environ 2 500 mégawatts, avec 5 800 mégawatts supplémentaires dont le financement doit être bouclé pour une mise en service après 2030. Il prévoit également la réalisation de 2 712 mini-réseaux et des exportations régionales d’électricité comprises entre 500 et 650 mégawatts d’ici 2030. Sur les 17,7 milliards de dollars d’investissements recherchés, 9,4 milliards devraient provenir de capitaux privés.

Un dispositif de suivi au sein du ministère

Pour assurer l’exécution du pacte, les participants ont convenu de créer une Unité de mise en œuvre et de suivi au sein du ministère de l’Énergie et du Développement minier. Cette structure devra servir de mécanisme gouvernemental de coordination, de suivi et de responsabilisation. Son premier rapport d’avancement semestriel est attendu en décembre 2026.

La Première ministre ougandaise, Robinah Nabbanja, a appelé le secteur privé à contribuer activement à la transition énergétique du pays. « La valeur des investissements énergétiques réside dans les opportunités qu’ils créent pour notre population comme permettre à un agriculteur d’irriguer, de transformer ses produits et de les conserver au frais grâce à un approvisionnement électrique fiable », a-t-elle déclaré.

Pour Kevin Kariuki, vice-président du Groupe de la BAD chargé de l’Électricité, de l’Énergie, du Climat et de la Croissance verte, le pacte associe les ambitions nationales à un plan d’action susceptible de mobiliser les partenaires et les investisseurs. Il a également souligné le potentiel inexploité de l’Ouganda en énergies renouvelables et les perspectives liées au commerce régional de l’électricité au sein du Pool énergétique de l’Afrique de l’Est.

Inscrits dans l’initiative Mission 300, portée par le Groupe de la BAD, le Groupe de la Banque mondiale et d’autres partenaires, les pactes nationaux de l’énergie visent à contribuer au raccordement de 300 millions d’Africains supplémentaires à l’électricité d’ici 2030.

Présenté pour la première fois en juin 2026 lors du Forum africain de l’énergie, le pacte ougandais entre désormais dans sa phase de mise en œuvre.

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