La dynamique de création d’entreprises au Sénégal se consolide en 2025, avec « 94 985 unités économiques » immatriculées au NINEA, contre 91 936 en 2024, soit une progression de « 3,3 % ». Cette évolution s’inscrit dans une tendance haussière observée sur les six dernières années, avec une croissance annuelle moyenne de « 11,6 % » sur la période 2020–2025, malgré un pic exceptionnel de « +39,8 % en 2021 ».
À en croire le Bulletin Annuel sur les Nouvelles Immatriculations au NINEA (BANIN), 2025 de l’ANSD, le tissu entrepreneurial reste largement dominé par les entreprises individuelles. Les personnes physiques représentent « 70,8 % » des nouvelles immatriculations, contre « 15,0 % » pour les personnes morales. Le reste se répartit entre opérateurs occasionnels (7,4 %), propriétaires fonciers (6,4 %) et associés (0,4 %), traduisant la prédominance du secteur informel ou semi-formel dans la création d’activités.
Sur le plan sectoriel, le commerce demeure le principal moteur. Il concentre « 67,5 % » des immatriculations chez les entreprises individuelles et « 28,2 % » chez les personnes morales. Les services personnels et divers (9,4 %) ainsi que les services aux entreprises (6,0 %) complètent les principales activités enregistrées.
La répartition géographique confirme une forte concentration à Dakar, qui regroupe « 51,4 % » des nouvelles immatriculations. La capitale est suivie par Thiès (12,9 %), Kaolack (7,2 %), Diourbel (7,1 %) et Ziguinchor (4,2 %). Toutefois, une légère redistribution territoriale s’opère, avec un recul progressif de Dakar au profit de régions comme Diourbel, Kaolack et Ziguinchor.
Le profil des entrepreneurs reste marqué par une forte présence masculine, les hommes représentant « 68,7 % » des créateurs d’entreprises individuelles. Par ailleurs, la tranche d’âge dominante se situe entre 35 et 54 ans (41,0 %), suivie des 25-34 ans (36,1 %). À noter également une progression des entrepreneurs de plus de 55 ans, dont la part passe à « 12,2 % » en 2025.
Ces données confirment la vitalité entrepreneuriale du Sénégal, tout en mettant en lumière les défis liés à la formalisation, à la diversification sectorielle et à l’équilibre territorial.


