Home ECONOMIE Guerre au Moyen Orient, l’UEMOA sous la menace d’un choc pétrolier

Guerre au Moyen Orient, l’UEMOA sous la menace d’un choc pétrolier

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Les développements géopolitiques observés depuis plusieurs jours au Moyen-Orient inquiètent les autorités monétaires de l’UEMOA. En réunion de comité politique monétaire, Jean Claude Kassi Brou, gouverneur de la BCEAO dit suivre « avec intérêt les dernières évolutions au Moyen-Orient, marquées notamment par la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz et les incertitudes sur l’offre iranienne.»

Pour M. Brou, cette situation pousse l’Union à renforcer sa vigilance. Car, même si l’impact reste encore difficile à quantifier, les premiers signaux inquiètent. Dans la mesure où ce qui se passe à l’extérieur de l’Union a des répercussions directes sur ses équilibres internes. »

En effet, la situation autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour une part significative du commerce mondial de pétrole, cristallise aujourd’hui les inquiétudes. Sa quasi-fermeture fait planer un risque sérieux sur l’approvisionnement des marchés internationaux. Parallèlement, l’incertitude entourant la production iranienne de pétrole alimente les tensions, même si d’autres pays producteurs ont annoncé une hausse de leur offre pour compenser.

À ce stade, les autorités monétaires restent prudentes. « Nous voyons les orientations, mais nous ne pouvons pas encore dire de manière claire et précise quel sera l’impact concret », confie Jean kassi Brou. Non sans rappeler que l’ampleur des effets dépendra largement de la durée de la crise et de son évolution dans les prochains jours.

D’ores et déjà, il indique que la BCEAO a commencé à intégrer certains paramètres dans ses modèles de prévision. Plusieurs canaux de transmission sont identifiés au cas où la situation devait se prolonger,

En réalité, une perturbation durable de l’offre mondiale pourrait entraîner une flambée des cours, avec des conséquences immédiates sur les économies importatrices nettes de pétrole, comme celles de l’Union.

Ensuite, les coûts de transport et de logistique pourraient s’alourdir, exerçant une pression supplémentaire sur les prix intérieurs et sur l’inflation. Enfin, les autorités monétaires redoutent un éventuel durcissement des conditions de financement extérieur, dans un contexte international déjà marqué par des incertitudes et une volatilité accrue des marchés.

Face à ces risques, la Banque centrale se dit en veille permanente. L’analyse de la conjoncture internationale demeure centrale dans l’évaluation des perspectives économiques régionales et dans l’orientation des décisions de politique monétaire.

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