L’année 2025 a été marquée par une activité exceptionnellement soutenue sur le marché primaire des titres publics de l’UMOA. Selon la note de synthèse publiée par UMOA Tites, les montants totaux mobilisés atteignent 11 858,8 milliards FCFA, en hausse de 45,9 % par rapport à 2024, traduisant un recours accru des États au financement régional. Cette dynamique est portée à la fois par les BAT (6 036,2 Mds FCFA, +19,4 %) et surtout par les OAT, dont les volumes progressent fortement (+89,5 %).
En parallèle, les remboursements ont plus que doublé pour s’établir à 9 275,4 milliards FCFA (+103 %), reflétant une maturité croissante du marché et une gestion plus active des portefeuilles de dette.
Encours de la dette et répartition géographique
Malgré l’intensité des émissions, l’encours total de la dette UMOA recule légèrement à 21 629,3 milliards FCFA (-3,7 %), sous l’effet combiné des remboursements élevés et d’une gestion plus prudente des émissions.
La Côte d’Ivoire demeure le premier émetteur en encours (6 330,2 Mds FCFA), bien qu’en baisse significative (-15,4 %). Elle est suivie par le Sénégal (4 453,5 Mds FCFA), le Burkina Faso, le Mali et le Niger, qui affichent globalement des progressions modérées. Le Togo se distingue par une baisse de son encours (-5,6 %).
Activité de décembre 2025
Le seul mois de décembre 2025 concentre 636,4 milliards FCFA de mobilisations, en hausse mensuelle de 32,8 %, mais en net recul annuel (-41,9 %). Les remboursements mensuels atteignent 1 474,7 milliards FCFA, expliquant en partie la contraction de l’encours. Le taux de couverture moyen s’établit à 221,9 %, confirmant un fort appétit des investisseurs malgré un contexte de rendements élevés.
Structure des maturités et rendements
Les émissions restent dominées par les maturités courtes et moyennes (1 à 3 ans), mais on observe une présence notable des maturités longues (5 à 10 ans), notamment pour le Bénin, le Burkina Faso et le Niger.
Enseignements clés
- Le marché UMOA confirme son rôle central dans le financement des États; la forte progression des OAT semble traduire une volonté d’allongement de la maturité de la dette; les investisseurs restent présents, mais à des conditions de rendement plus intéressantes.

