Des experts en énergie des États membres de la CEDEAO se réunissent les 20 et 21 octobre 2026 à Accra, au Ghana, pour examiner des instruments réglementaires destinés à renforcer le marché régional de l’électricité. Les travaux portent notamment sur le déploiement des systèmes de stockage d’énergie, la viabilité financière du marché et l’amélioration de l’accès à une électricité fiable et abordable.
La rencontre rassemble des représentants des ministères de l’Énergie, de la Commission de la CEDEAO et de ses institutions, ainsi que de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Les recommandations issues des échanges doivent être soumises aux ministres de l’Énergie de la région.
Parmi les textes examinés figure un projet de directive proposé par le Centre de la CEDEAO pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (ECREEE). Il porte sur le déploiement des systèmes de stockage d’énergie par batterie (BESS) et d’autres technologies de stockage.
Les experts étudient également un projet de règlement de l’Autorité régionale de régulation de l’électricité de la CEDEAO (ERERA), visant à modifier le règlement C/REG.14/12/23 relatif à la redevance du marché régional de l’électricité. Cinq notes d’information destinées aux ministres figurent aussi à l’ordre du jour.
Cette réunion prépare celle des ministres de l’Énergie de la CEDEAO, prévue le 22 octobre 2026 à Accra. Les ministres doivent examiner les recommandations des experts et déterminer les suites à donner aux instruments proposés.
S’exprimant au nom du président de la Commission de la CEDEAO et du commissaire chargé des infrastructures, de l’énergie et de la numérisation, Arkadius Koumoin, directeur de l’énergie et des mines de la Commission, a souligné l’importance des conclusions attendues. Selon lui, les recommandations doivent contribuer à faire progresser les technologies de stockage et à renforcer la viabilité financière du marché régional, afin d’améliorer l’accès des populations à une électricité fiable et abordable.
À l’ouverture des travaux, le vice-ministre ghanéen de l’Énergie et de la Transition verte, Richard Gyan Mensah, a exprimé sa confiance dans la capacité des discussions à déboucher sur des résultats concrets pour le programme énergétique régional et l’accès universel et durable à l’énergie.

