Le coût du crédit bancaire est reparti à la hausse au Maroc au deuxième trimestre 2026. Selon l’enquête trimestrielle de Bank Al-Maghrib (BAM) sur les taux débiteurs, publiée le 11 août, le taux débiteur global s’est établi à 4,81 %, contre 4,66 % au premier trimestre, soit une progression de 15 points de base.
Cette remontée intervient après plusieurs trimestres de baisse. Le taux global était notamment de 4,82 % au quatrième trimestre 2025, avant de revenir à 4,66 % au premier trimestre 2026. Sur un an, le niveau enregistré au deuxième trimestre reste toutefois inférieur à celui du deuxième trimestre 2025, où le taux global atteignait 4,84 %.
L’évolution varie selon la destination des financements. Les facilités de trésorerie affichent un taux de 4,63 % au deuxième trimestre, contre 4,47 % trois mois auparavant. Les crédits à l’équipement enregistrent également une hausse, passant de 4,37 % à 4,65 %. Les crédits immobiliers évoluent dans le même sens, avec un taux de 5,06 %, contre 5,13 % au premier trimestre, tandis que les crédits à la consommation reculent légèrement à 6,81 %, après 6,86 %.
Le niveau des taux reste ainsi très différent selon l’objet du crédit. Les financements destinés à la consommation demeurent les plus coûteux, alors que les facilités de trésorerie et les crédits à l’équipement se situent à des niveaux plus faibles.
L’enquête de Bank Al-Maghrib fait également ressortir des écarts selon la catégorie d’emprunteurs. Le taux appliqué aux particuliers s’est établi à 5,59 %, contre 5,74 % au trimestre précédent. Pour les entreprises non financières, le taux moyen atteint 4,71 %, contre 4,54 % au premier trimestre.
Au sein des entreprises non financières privées, le taux débiteur s’est établi à 4,81 %. Les très petites et moyennes entreprises (TPME) ont bénéficié d’un taux de 5,20 %, tandis que celui appliqué aux grandes entreprises (GE) ressort à 4,56 %. L’écart entre ces deux catégories atteint ainsi 64 points de base.
Les données de BAM montrent donc une évolution contrastée des conditions de financement au deuxième trimestre. Si le taux global progresse, certains segments, notamment les crédits immobiliers et à la consommation, enregistrent au contraire une légère détente. Pour les entreprises, le coût du financement demeure plus élevé pour les TPME que pour les grandes entreprises.