L’économie sénégalaise devrait poursuivre sa consolidation sur la période 2027-2029, avec une croissance du PIB réel projetée à 3,2 %, selon le Document de Programmation Budgétaire et Économique Pluriannuel (DPBEP) 2027-2029. Cette évolution reposerait sur la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement (SND), la mobilisation accrue des recettes fiscales et l’assainissement progressif des finances publiques.
D’après le document, la croissance hors hydrocarbures resterait plus dynamique, avec une progression moyenne du PIB réel estimée à 4,4 % sur la période triennale. Cette trajectoire vise à rapprocher progressivement l’économie sénégalaise de son potentiel de croissance évalué à 5 %. Elle serait soutenue par l’amélioration de la productivité des facteurs, notamment grâce aux investissements dans la recherche-développement, le renforcement du capital humain et la formation professionnelle et technique.
Le secteur privé devrait également jouer un rôle important dans cette dynamique. Le DPBEP souligne que son efficacité serait renforcée par la mise en œuvre de la SND et la promotion des investissements, à travers l’amélioration de l’environnement des affaires et une meilleure valorisation des chaînes de valeur identifiées dans les différents pôles territoriaux.
Sur la période 2027-2029, le PIB réel hors hydrocarbures devrait atteindre 4 % en 2027, sous l’effet d’une contribution du capital estimée à 2 %, du facteur travail à 1,8 % et de la productivité totale des facteurs à 0,1 %. En 2029, ces contributions atteindraient respectivement 2,4 % pour le capital, 1,8 % pour le travail et 0,6 % pour la productivité totale des facteurs.
Du côté de la demande, l’activité économique serait principalement portée par la demande intérieure. La consommation finale globale progresserait de 3,4 %, soutenue par la consommation privée, tandis que l’investissement enregistrerait une croissance de 5,5 %. Cette évolution serait liée notamment à la hausse de la formation brute de capital fixe publique, projetée à 4,4 %, et de la formation brute de capital fixe privée, estimée à 5,8 %.
Le document prévoit également une inflation maîtrisée, avec un taux moyen de 0,9 % entre 2027 et 2029, grâce à l’assainissement du cadre macroéconomique et à la stabilisation des cours mondiaux des produits de base.
Sur le plan extérieur, les projections tablent sur une stabilisation du déficit du compte courant autour de 1,3 % du PIB sur la période. Cette amélioration serait portée par la progression des exportations de produits extractifs, notamment les hydrocarbures, ainsi que par la stabilité des transferts sans contrepartie, qui représenteraient en moyenne 12 % du PIB.
Le DPBEP indique enfin que la pression fiscale devrait continuer à progresser pour atteindre en moyenne 21,2 % sur la période 2027-2029, grâce à l’élargissement de l’assiette fiscale, à la sécurisation des recettes et au ciblage de secteurs à fort potentiel fiscal. La pression fiscale respecterait ainsi la norme communautaire de 20 % du PIB dès 2027, avec un taux projeté à 21 % du PIB.