Le Fonds africain de développement, guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), a approuvé un don de 1,7 milliard de FCFA destiné à renforcer la compétitivité du secteur privé dans les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), dans le cadre de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Validé le 10 avril 2026 à Abidjan, ce financement vise à mieux positionner les économies de l’Union face aux nouvelles opportunités de production, d’échanges commerciaux et d’intégration régionale offertes par la ZLECAf. Les pays concernés sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.
Le projet prévoit l’organisation de concertations nationales avec les comités chargés de la ZLECAf afin d’évaluer l’état d’avancement de l’Accord et de définir un cadre opérationnel dans chaque pays. Un atelier régional doit également permettre d’adopter un mécanisme commun de responsabilité, de facilitation et de suivi pour accélérer l’application du traité commercial africain.
L’un des volets majeurs concerne l’appui direct aux entreprises. Ainsi, 80 petites et moyennes entreprises prêtes à exporter bénéficieront d’un accompagnement ciblé sous forme de formation des formateurs. Les PME sélectionnées, y compris celles détenues par des femmes et des jeunes, seront formées sur les procédures d’exportation, l’accès au financement, la conformité aux normes, l’usage des nouvelles technologies et les pratiques de production durable.
Selon Lamin Barrow, directeur général de la Banque pour l’Afrique de l’Ouest, « le projet vise à définir un cadre d’harmonisation et de mise en cohérence des stratégies nationales, et exploite les complémentarités et synergies des efforts nationaux ».
Les bénéficiaires directs seront les administrations en charge de la ZLECAf, les opérateurs privés de l’Union ainsi que les populations de l’espace UEMOA, estimées à 147,01 millions d’habitants. Les autorités misent sur une amélioration de la facilitation des échanges, une baisse des coûts commerciaux et la création de nouvelles opportunités à moyen et long terme.
Au-delà du financement des entreprises, l’initiative doit aussi renforcer les capacités institutionnelles de l’UEMOA comme union douanière ainsi que celles de la Chambre consulaire régionale (CCR-UEMOA), appelée à jouer un rôle plus actif dans la représentation du secteur privé au sein du processus d’intégration africaine.

