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Agroalimentaire : le Sénégal mise sur l’expertise italienne pour accélérer sa transformation industrielle

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À la faveur de la présentation du salon international Cibus Tec, prévue en octobre 2026 à Parme en Italie, acteurs publics et privés sénégalais et italiens ont affiché, à Dakar, leur ambition commune de faire de l’agroalimentaire un levier stratégique d’industrialisation et de création de valeur.

Le Sénégal entend franchir un nouveau pas dans la transformation de son secteur agroalimentaire. Réunis le 14 avril 2026 à la Chambre de commerce de Dakar, institutions, chercheurs et opérateurs économiques ont mis en avant les opportunités qu’offre le salon Cibus Tec, l’un des rendez-vous mondiaux majeurs dédiés aux technologies alimentaires, prévu du 27 au 30 octobre en Italie.

Au cœur des échanges, la modernisation de l’appareil productif sénégalais à travers des équipements performants, des technologies de transformation et des partenariats solides. Une orientation en phase avec les ambitions de la stratégie Sénégal 2050, qui accorde une place centrale à l’industrialisation et à la valorisation des ressources locales. Représentant la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (CCIAD), le secrétaire général Mbaye Chimère Ndiaye a insisté sur la portée stratégique de cette coopération. Pour lui, Cibus Tec dépasse le simple cadre d’un salon : « c’est une véritable plateforme de transformation », permettant aux entreprises sénégalaises de se connecter au savoir-faire italien et d’accéder à des solutions technologiques de pointe. L’objectif est clair : renforcer la compétitivité des entreprises locales et stimuler des partenariats durables à travers des rencontres B2B.

Du côté italien, l’ambassadrice Catherine Bertolini a mis en avant la dynamique positive des relations bilatérales. Elle a rappelé l’intensification des échanges institutionnels entre les deux pays et l’intérêt croissant des entreprises italiennes pour le marché sénégalais, considéré comme une porte d’entrée vers un espace régional en pleine expansion. Dans ce contexte, l’agroindustrie apparaît comme un secteur prioritaire de coopération, aux côtés de l’énergie et des infrastructures.

La diplomate a également souligné le rôle moteur du secteur privé dans cette dynamique, insistant sur la nécessité de bâtir des partenariats « capables de générer des bénéfices mutuels » et de soutenir un développement inclusif.

Sur le plan technique, l’Institut de technologie alimentaire (ITA) a rappelé son rôle central dans l’écosystème national. Par la voix du Dr Fallou Sarr, l’institution a mis en avant son action en matière de recherche appliquée, de développement de procédés et de formation.

Depuis sa création, l’ITA accompagne la transformation des produits agricoles sénégalais, qu’il s’agisse de céréales, de fruits, de produits halieutiques ou d’élevage. Cependant, un maillon reste encore à consolider. Il s’agit de l’accès aux équipements industriels et aux solutions d’emballage. C’est précisément sur ce point que la collaboration avec l’Italian Trade Agency (ITA) prend tout son sens. Ce partenariat permet de connecter les besoins des entreprises sénégalaises aux solutions technologiques proposées par les industriels italiens.

Dans cette dynamique, l’annonce prochaine d’un salon dédié à l’innovation et aux technologies agroalimentaires au Sénégal témoigne d’une volonté d’ancrer localement ces échanges. L’ambition est de créer un espace de convergence entre chercheurs, fournisseurs de technologies et entrepreneurs, afin d’accompagner la politique d’industrialisation du pays.

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