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Algérie-ARDA : un partenariat stratégique pour renforcer le raffinage africain

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L’Algérie et l’Association africaine des raffineurs et distributeurs (ARDA) ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération visant à renforcer les capacités de raffinage et de transformation des hydrocarbures en Afrique. Cette orientation a été au cœur des discussions tenues le 7 juin entre le ministre algérien des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, et le secrétaire exécutif de l’ARDA, Anibor Kragha.

Les échanges ont porté sur le développement des infrastructures de raffinage, de pétrochimie et de gaz de pétrole liquéfié (GPL), avec pour objectif de réduire la dépendance du continent aux importations de produits pétroliers raffinés et de favoriser la création de chaînes de valeur régionales.

Selon la Chambre africaine de l’énergie (AEC), cette coopération constitue une avancée importante pour la sécurité énergétique du continent. Les deux parties ont notamment évoqué la mise en place de cadres réglementaires harmonisés afin d’attirer davantage d’investissements dans le secteur aval, tout en accordant une attention particulière à la sécurité industrielle, à la protection de l’environnement et à la résilience face aux fluctuations des marchés mondiaux.

L’ARDA a manifesté son intérêt pour le modèle algérien de développement des infrastructures en aval. Cette stratégie s’appuie notamment sur un programme d’investissement de 7 milliards de dollars porté par Sonatrach dans le cadre du Plan de développement des hydrocarbures 2026-2030, doté de 60 milliards de dollars. L’objectif est de porter le taux de transformation locale des hydrocarbures de 32 % à 50 % d’ici 2030.

L’Algérie dispose actuellement de six raffineries totalisant une capacité de traitement de 657 000 barils par jour. Parmi les projets en cours figurent la modernisation de la raffinerie d’Arzew, qui devrait permettre de doubler la production d’essence à 1,2 million de tonnes par an d’ici 2028, ainsi que le projet de craquage de fioul de Skikda, destiné à produire 1,75 million de tonnes de diesel à partir de 2029.

« Ces discussions entre l’Algérie et l’ARDA marquent un tournant décisif dans le parcours de l’Afrique vers l’indépendance énergétique totale et l’industrialisation structurelle », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie.

Au-delà du raffinage, la coopération devrait également soutenir le développement de la pétrochimie et des infrastructures gazières, considérées comme des leviers essentiels pour renforcer l’intégration énergétique et industrielle du continent.

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