La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a présenté son Rapport annuel 2025, un document qui revient sur les performances économiques de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) dans un environnement international marqué par de fortes tensions géopolitiques.
Selon le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, l’Union a fait preuve de résilience en enregistrant une croissance économique de 6,7 % en 2025, tandis que l’inflation est revenue à 0 %, contre 3,5 % un an auparavant.
Toutefois, le gouverneur estime que cette situation exceptionnelle ne devrait pas se maintenir en 2026. « Le contexte international ne permet plus d’espérer une inflation moyenne de 0 % », a-t-il indiqué, évoquant les tensions géopolitiques persistantes et les incertitudes qui continuent de peser sur les marchés mondiaux.
Pour l’institution monétaire, ces facteurs pourraient limiter la poursuite de la baisse des pressions inflationnistes observée en 2025.
Trois priorités pour la BCEAO en 2025
Jean-Claude Kassi Brou a également rappelé que l’action de la BCEAO au cours de l’année 2025 s’est articulée autour de trois axes majeurs : la maîtrise de l’inflation, le renforcement de la stabilité financière et l’accélération de l’inclusion financière.
Dans le cadre de sa politique monétaire, la BCEAO a procédé à une baisse de son principal taux directeur, ramené à 3,25 % en juin 2025. Cette décision a contribué à une progression d’environ 6 % des crédits accordés au secteur privé.
Par ailleurs, le capital minimum requis pour les établissements bancaires a été relevé à 20 milliards de FCFA, une mesure destinée à renforcer la solidité du secteur financier régional.
Le gouverneur a aussi mis en avant l’adoption de la Stratégie régionale d’inclusion financière 2025-2030 ainsi que le lancement de la plateforme de paiement instantané, présentée comme un outil destiné à faciliter l’accès aux services financiers dans l’espace UEMOA.


