La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a approuvé 64 projets pour un montant total de 935,8 milliards de FCFA au cours de l’exercice écoulé, principalement sous forme de prêts à moyen et long terme. Ces financements ont ciblé des investissements structurants dans l’énergie, les transports, l’agriculture et le développement social.
Les prêts à moyen et long terme représentent 78 % des financements approuvés. Les décaissements ont, pour leur part, atteint 698,5 milliards de FCFA, soit une progression de 82 % par rapport à 2024. Le taux de décaissement annuel s’est ainsi établi à 23,7 %, contre 16 % un an auparavant.
Cette performance intervient dans un contexte régional marqué par une croissance économique de 6,7 %, malgré la persistance des défis sécuritaires et climatiques. L’inflation est restée proche de zéro, traduisant, selon la Banque, la résilience des économies de l’Union.
Sur les marchés financiers, la BOAD a mobilisé 1 522 milliards de FCFA, confirmant la diversification de ses sources de financement et la confiance de ses partenaires. La Banque a également renforcé ses instruments consacrés à l’adaptation et à l’atténuation des effets du changement climatique.
Sur le plan institutionnel, la poursuite de la décentralisation vers les Missions Résidentes et la réforme du dispositif de supervision des projets ont permis d’améliorer l’accompagnement des États membres et du secteur privé. La certification IFACI du dispositif d’audit interne est venue renforcer le cadre de contrôle et de conformité.
La Banque a par ailleurs confirmé sa notation « BBB » avec perspective stable, tandis que la création du Comité d’Éthique et de Bonne Gouvernance (CEBG) doit contribuer au renforcement de la transparence, de la prévention des risques, de la gestion des conflits d’intérêts et de la lutte contre la fraude.
Pour le nouveau cycle stratégique « Djoliba… La Suite (2026-2030) », la BOAD entend concentrer ses interventions sur plusieurs priorités, dont l’accès universel à l’électricité, le renforcement du secteur privé et de la diversification productive, l’innovation financière, l’inclusion numérique, la transition climatique et la valorisation du capital humain.