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Cimenteries : plus de 600 milliards FCFA investis au Sénégal en cinq ans

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Les industries cimentières installées au Sénégal ont réaffirmé leur contribution à l’économie nationale tout en appelant à la préservation d’un environnement favorable à l’investissement industriel. Dans un communiqué conjoint publié à Dakar le 13 mars 2026, les producteurs de ciment ont évoqué le ralentissement du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP), qui affecte l’ensemble de la chaîne de valeur de la construction.

Selon les entreprises du secteur, « depuis près de deux ans, le secteur du BTP connaît un ralentissement significatif qui affecte l’ensemble de la chaîne de valeur de la construction, dont les cimenteries constituent un maillon essentiel ». Dans ce contexte, les industriels indiquent avoir espéré « un environnement favorable et des politiques de relance économique capables de soutenir l’investissement et l’activité ».

Les cimenteries rappellent leur contribution aux finances publiques et au développement des infrastructures nationales. Elles soulignent fournir « un matériau essentiel à la construction des routes, logements, écoles, hôpitaux et équipements publics », tout en précisant que « chaque sac de ciment produit au Sénégal contribue directement à l’édification et à la modernisation du territoire ».

Le secteur met également en avant l’ampleur des investissements réalisés ces dernières années. Selon le communiqué, « les projets les plus récents représentent plus de 600 milliards de FCFA d’investissements sur les cinq dernières années », traduisant la volonté des investisseurs de soutenir le potentiel industriel du pays.

Sur le plan social, l’industrie cimentière affirme générer plus de 10 000 emplois directs et indirects, notamment dans les secteurs du transport, de la distribution et de la construction. Les entreprises indiquent également contribuer à la formation professionnelle et soutenir les communautés locales à travers diverses initiatives économiques, sociales et éducatives.

Le communiqué évoque par ailleurs le débat public autour d’un éventuel manque à gagner pour l’État. Les cimenteries soulignent que « les chiffres évoqués sont liés aux mécanismes incitatifs accordés par l’État lui-même dans le cadre de conventions destinées à encourager l’implantation de grands projets industriels ». Ces dispositifs, ajoutent-elles, sont des instruments classiques de politique économique visant à attirer les investissements et à soutenir l’industrialisation.

Les entreprises rappellent également que leurs conventions minières comportant des clauses de stabilisation « ont été signées en fonction du code minier applicable au moment de l’installation et des investissements réalisés ». Elles indiquent avoir coopéré pleinement aux audits récents portant sur leurs contrats, en fournissant les informations nécessaires « dans un esprit de transparence et de partenariat ».

Toutefois, les industriels précisent que « les rapports finaux issus de ces audits n’ont pas encore été officiellement restitués ni validés » et estiment qu’il est essentiel que les conclusions soient présentées « dans un cadre officiel, clair et transparent ».

Face aux tensions internationales et à la hausse des coûts de l’énergie, du transport et des intrants industriels, les cimenteries alertent également sur les pressions qui pèsent sur leurs coûts de production. Dans ce contexte, elles jugent « plus que jamais essentielle la préservation d’un environnement stable et propice à l’investissement industriel ».

Signataires du communiqué, SOCOCIM Industries, Les Cimenteries du Sahel, Dangote Cement Sénégal et Ciments de l’Afrique Sénégal réaffirment enfin leur volonté de « produire, investir et contribuer durablement à la modernisation du Sénégal », tout en restant « disponibles pour un dialogue constructif avec les autorités et l’opinion publique ».

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