Le Groupe Ecobank maintient sa dynamique de croissance au premier semestre 2026. La banque panafricaine a enregistré un revenu net de 1,3 milliard de dollars US, en hausse de 15 % par rapport à la même période en 2025, tandis que son bénéfice avant impôt s’est établi à 423 millions de dollars US, soit une progression de 6 %.
Ces résultats, publiés le 28 juillet 2026 depuis Lomé, au Togo, interviennent dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques et macroéconomiques. Le groupe indique avoir renforcé son efficacité opérationnelle grâce à une gestion rigoureuse des coûts et des risques. Son coefficient d’exploitation atteint ainsi un niveau record de 48,4 %.
La performance d’Ecobank repose notamment sur la solidité de ses différentes activités, avec une contribution importante de la Banque des Grandes Entreprises et d’Investissement ainsi que de la Banque des Particuliers et Commerciale. Les revenus hors intérêts ont représenté plus de 41 % des revenus totaux, tandis que la rentabilité des capitaux propres tangibles moyens (ROTE) s’est maintenue à 21,1 %.
Le groupe confirme également son leadership dans les paiements numériques en Afrique. La valeur des transactions digitales a progressé de 33 %, pour atteindre 78,5 milliards de dollars US. Les revenus liés aux paiements ont, pour leur part, augmenté de 10 %, à 156 millions de dollars US, portés par la croissance des paiements de gros, l’acquisition de commerçants et les services monétiques.
Sur le plan régional, la croissance est portée par plusieurs zones d’activité. La région Afrique centrale, de l’Est et australe (CESA) affiche la plus forte progression avec des revenus en hausse de 20 % à 470 millions de dollars US. L’Afrique de l’Ouest anglophone (AWA) enregistre une croissance de 16 %, avec des revenus atteignant 372 millions de dollars US, tandis que l’espace UEMOA affiche une progression de 6 %, à 382 millions de dollars US. Le Nigeria a également enregistré une croissance de 23 %.
La confiance des clients s’est traduite par une hausse des dépôts. Ceux-ci ont augmenté de 3,1 milliards de dollars US sur un an pour atteindre 27 milliards de dollars US. Les dépôts à faible coût (comptes chèques et comptes d’épargne) représentent désormais 85 % du total, permettant au groupe d’optimiser ses ressources financières.
Ecobank a également renforcé son positionnement dans la finance durable avec l’émission d’une Obligation Nature de 450 millions de dollars US cotée à la Bourse de Londres. Cette opération, présentée comme la première obligation de ce type émise par une banque commerciale dans le monde conformément aux directives de l’International Capital Market Association (ICMA), a attiré une demande supérieure à 1,36 milliard de dollars US, soit une souscription près de quatre fois supérieure au montant initial. Les fonds mobilisés soutiendront des projets liés à l’agriculture durable, au capital naturel et aux infrastructures d’eau dans 24 marchés africains.
« Malgré les tensions politiques mondiales qui font grimper les prix de l’énergie et alimentent l’inflation sur plusieurs de nos marchés, nous sommes restés concentrés sur des mesures stratégiques d’efficacité et sur la priorité accordée à nos clients », a déclaré Jeremy Awori, directeur général du groupe Ecobank.
Pour le second semestre, le groupe entend poursuivre ses investissements technologiques, notamment dans les paiements, les données et les services digitaux, en s’appuyant sur une architecture basée sur le cloud, les API, le mobile et l’intelligence artificielle.

