Le gouvernement sénégalais veut progressivement abandonner le système de subvention généralisée de l’énergie au profit d’un dispositif mieux ciblé. Cette réforme, longtemps proposé par le FMI, figure parmi les principales orientations de la nouvelle trajectoire économique et financière du Sénégal.
Selon le ministre des finances et du budget, 65 % des subventions bénéficient actuellement aux 20 % de consommateurs les plus aisés. Une situation jugée à la fois socialement inéquitable et difficilement soutenable pour les finances publiques.
L’objectif affiché est de passer progressivement d’une subvention généralisée à une subvention ciblée, tout en réduisant son poids dans les finances publiques. Le gouvernement vise une baisse progressive du niveau actuel, estimé à 3,2 % du PIB.
Le gouvernement veut également réduire l’exposition du budget aux fluctuations des cours internationaux du pétrole, qui peuvent entraîner une forte hausse de la facture des subventions.
Les économies dégagées par ce meilleur ciblage devraient être réorientées vers les investissements productifs, la protection sociale, l’éducation et la santé.
Parallèlement, les consommateurs ayant davantage de capacités financières devront progressivement contribuer davantage au coût réel de l’énergie. Cette réforme doit ainsi permettre à l’État de mieux maîtriser ses dépenses tout en renforçant l’efficacité et l’équité de son intervention.