Dans une note publiée ce mardi 1er septembre, les services du ministères de l’Economie, des Finance et du Plan, annoncent le lancement du Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS); cela à l’issue d’une mission du FMI qui a séjourné au Sénégal du 19 août au 1er septembre 2026.
Le Gouvernement a décidé ainsi d’engager l’étape décisive de sa stratégie de gestion active de la dette, à travers le Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS), une initiative souveraine conçue et portée par les autorités sénégalaises.
« Le PTDS constitue une réponse adaptée aux caractéristiques de la dette du Sénégal. Il permet de restaurer durablement le profil de la dette publique, de ramener le poids du service de la dette sur le budget de l’État aux normes admises en la matière et de dégager progressivement les marges de manœuvre nécessaires au financement des investissements publics dans les secteurs prioritaires, notamment les secteurs sociaux », a rassué le ministère.
Il précise toutefois que la dette libellée en francs CFA restera en dehors du champ, compte tenu du rôle important du marché régional dans le financement de l’État et de l’économie.
Le PTDS s’inscrira dans une démarche concertée et coordonnée avec l’ensemble des partenaires internationaux du Sénégal. À ce titre, le Gouvernement a déjà fait savoir à ses partenaires officiels son intention de recourir au Cadre Commun du G20, dans une version améliorée, afin d’assurer un calendrier de mise en œuvre resserré, un partage précoce et renforcé de l’information auprès de toutes les parties prenantes, et la tenue de consultations parallèles avec l’ensemble des créanciers concernés.
Ce Cadre commun amélioré offrira une réponse adaptée aux spécificités de la composition de la dette du Sénégal et permettra la réalisation rapide des ambitions du Gouvernement en matière de repriorisation des finances publiques.
« Le PTDS produira des effets au-delà de la seule gestion de la dette. La réduction du service de la dette et des besoins de refinancement permettra de dégager progressivement des marges de manœuvre budgétaires et de réorienter davantage de ressources vers l’apurement des arriérés de l’État dus au secteur privé. Il contribuera également à réinjecter des ressources dans le circuit économique, à améliorer la trésorerie des entreprises, à préserver leur capacité d’investissement et à soutenir l’emploi », ajoute lme ministère.
Le Gouvernement du Sénégal réaffirme son engagement à restaurer durablement la viabilité de la dette, à préserver la dynamique de croissance et les priorités sociales, à renforcer les capacités de financement de l’économie et à conforter la confiance des investisseurs et des partenaires du Sénégal.
Le Ministère de l’Économie, des Finances et du Plan assurera une communication régulière sur les prochaines étapes et l’état d’avancement du processus.


