La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest précise les conditions d’ouverture de comptes en francs CFA dans les banques de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) au profit des ressortissants résidant à l’étranger. Dans une note datée du 13 mars 2026, l’institution monétaire harmonise le traitement de ces demandes avec celui des résidents, tout en maintenant un cadre réglementaire strict.
Conformément au « Règlement N°06/2024/CM/UEMOA du 20 décembre 2024 », toute demande d’ouverture de compte en francs CFA par un ressortissant d’un État membre vivant hors de l’Union « bénéficie du même traitement que celui réservé à un résident ». Cette disposition marque une évolution vers une plus grande inclusion financière des diasporas, tout en s’inscrivant dans le respect des normes en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
L’ouverture de compte reste toutefois conditionnée à deux exigences cumulatives. D’une part, le demandeur doit fournir une « preuve de la nationalité », à travers une copie valide du passeport ou de la carte nationale d’identité attestant de son appartenance à un État membre de l’UEMOA. D’autre part, il doit établir un « lien avec l’UEMOA », notamment par un certificat de résidence, une attestation de domicile dans un État membre ou encore un document justifiant un lien familial direct, tel qu’un livret de famille ou un acte d’état civil.
S’agissant du fonctionnement, la BCEAO précise que « tout compte ouvert conformément aux prescriptions de la présente Note fonctionne suivant les mêmes modalités que les comptes ordinaires en francs CFA détenus par les résidents ». Toutefois, les opérations à destination de l’étranger ou au profit de non-résidents demeurent soumises aux règles encadrant les relations financières extérieures, conformément au règlement en vigueur.
Par ailleurs, l’institution souligne que certaines opérations, notamment les prêts accordés par les intermédiaires agréés ou les transactions en capital, restent régies par les dispositions applicables aux non-résidents. Cette précision vise à maintenir un contrôle sur les flux financiers transfrontaliers, dans un contexte de surveillance accrue des mouvements de capitaux.