Le Mali fixe à 35 % la participation de l’État et des investisseurs nationaux dans le capital de la société Mines de Kobada S.A., créée pour exploiter le gisement aurifère de Kobada, dans le cercle de Kangaba, région de Koulikoro. Le Conseil des ministres, réuni le 28 août 2026 sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, a adopté un projet de décret précisant les modalités de cette participation.
Cette décision intervient après l’attribution à Toubani Resources Mali-SARL d’un permis d’exploitation d’or et des substances minérales du groupe 2. Dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau Code minier et de la loi relative au contenu local, tous deux adoptés en 2023, des négociations ont été engagées avec Toubani Resources Mali-SARL et Mines de Kobada S.A.
Ces discussions ont abouti à la signature d’un protocole d’accord fixant les conditions de poursuite du projet conformément au nouveau cadre légal. La participation globale de 35 % attribuée à l’État et aux investisseurs nationaux sera répartie en trois composantes : 10 % de participation gratuite et non diluable, 20 % de participation supplémentaire en numéraire et 5 % réservés aux investisseurs nationaux.
L’entrée en production de Kobada pourrait contribuer à relancer la production industrielle d’or du Mali, après le recul enregistré en 2025. Celle-ci est passée de 54,8 tonnes en 2024 à 42,2 tonnes en 2025, notamment en raison de l’arrêt prolongé du complexe de Loulo-Gounkoto dans le contexte du différend entre l’État et Barrick.
Le ministère des Mines table sur une production industrielle de 43,2 tonnes en 2026 et de 51,2 tonnes en 2027, encore en dessous du record de 66,5 tonnes enregistré en 2023.