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Microfinance dans l’UEMOA : plus de 20,3 millions de clients et près de 2 937 milliards FCFA de crédits à fin 2025

Le secteur de la microfinance dans l’Union Monétaire Ouest Africaine a poursuivi sa dynamique de croissance au quatrième trimestre 2025, avec une progression des dépôts, des crédits et du nombre de bénéficiaires. Selon les données publiées par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, les institutions de microfinance (IMF) de l’Union desservaient 20 378 232 clients à fin décembre 2025, contre 19 121 754 un an auparavant, soit une hausse annuelle de 6,6 %.

Le réseau du secteur compte désormais 4 838 points de services répartis dans les huit pays de l’Union, en progression de 1,6 % sur un an. Le nombre total d’IMF s’établit à 524, contre 527 au trimestre précédent.

L’encours des dépôts collectés par les IMF atteint 2 793,1 milliards FCFA à fin décembre 2025, en hausse trimestrielle de 58,4 milliards FCFA, soit +2,1 %. En glissement annuel, la progression ressort à 13,6 %. La Côte d’Ivoire affiche la plus forte hausse trimestrielle avec +41,7 milliards FCFA (+6,1 %), devant le Burkina Faso (+23,3 milliards FCFA ; +4,3 %) et le Sénégal (+10,8 milliards FCFA ; +1,7 %).

La structure de l’épargne montre une prédominance des dépôts à vue, qui représentent 55,5 % des ressources mobilisées, contre 22,7 % pour les dépôts à terme et 21,8 % pour les autres formes de dépôts. Les hommes détiennent 47,3 % de l’épargne collectée, contre 24,2 % pour les femmes et 28,5 % pour les groupements.

Du côté du financement, les crédits octroyés par les IMF progressent de 152 milliards FCFA (+5,5 %) sur le trimestre pour atteindre 2 937,2 milliards FCFA. En rythme annuel, l’encours des crédits augmente de 9 %. Le Sénégal enregistre une hausse de 38 milliards FCFA (+4,7 %), tandis que le Burkina Faso (+41,2 milliards FCFA) et la Côte d’Ivoire (+40,9 milliards FCFA) affichent également de fortes progressions.

Les crédits accordés restent majoritairement de court terme, avec une part de 45,8 %. Les prêts à moyen terme représentent 35,6 % et ceux à long terme 18,6 %. Les hommes captent 48,1 % des financements, contre 31,5 % pour les femmes et 20,4 % pour les groupements.

La qualité du portefeuille s’est améliorée au dernier trimestre 2025. Les créances en souffrance ont reculé de 68,2 milliards FCFA (-23,7 %), passant de 287,2 milliards FCFA à 219 milliards FCFA. Le taux brut de dégradation du portefeuille ressort ainsi à 7,5 %, contre 10,3 % au trimestre précédent et 8,9 % un an auparavant.

Malgré cette amélioration, la BCEAO estime que la gestion du risque de crédit demeure l’un des principaux défis du secteur. Huit IMF restent sous administration provisoire dans l’Union, contre dix au trimestre précédent.

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