La Commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) a prononcé des sanctions disciplinaires et pécuniaires contre trois établissements de crédit implantés au Niger, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso, à l’issue de sa 154e session tenue le 1er juillet 2026.
Après avoir entendu les dirigeants concernés, le Collège de supervision a infligé à chacune des banques un blâme, assorti d’une amende de 300 millions de FCFA.
Selon la Commission bancaire, ces sanctions sont motivées par « des manquements et des infractions aux textes légaux et réglementaires applicables aux établissements de crédit ». Les insuffisances constatées concernent notamment « le respect des normes prudentielles, la gouvernance, la gestion des risques ainsi que le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive. »
Pour les établissements du Niger et de la Côte d’Ivoire, les défaillances portent sur l’ensemble de ces domaines. Dans le cas de la banque burkinabè, la Commission a particulièrement relevé des insuffisances en matière de gouvernance, de gestion des risques et de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.
Les sanctions pécuniaires relèvent des deuxième et troisième catégories, conformément à l’Instruction n°006-05-2018 du 16 mai 2018 fixant les modalités d’application des sanctions de la Commission bancaire de l’UMOA.