Le groupe sénégalais InTouch a signé, le 30 octobre 2026 à Banjul, un accord de partenariat stratégique avec le ministère gambien des Finances et des Affaires économiques et la Gambia Revenue Authority (GRA). Retenue à l’issue d’un appel d’offres international face à deux autres candidats, la fintech accompagnera les autorités gambiennes pendant dix ans dans la sécurisation et le suivi des recettes publiques, notamment celles issues des jeux en ligne.
L’accord a été signé en présence de Seedy K. M. Keita, ministre des Finances et des Affaires économiques, et d’Omar Cissé, fondateur et directeur général d’InTouch Group. Il vise à renforcer le contrôle des flux financiers et à permettre à l’administration fiscale de disposer de données consolidées sur les transactions et les recettes de l’État.
L’intervention d’InTouch reposera sur trois volets : le suivi en temps réel des transactions et des recettes publiques, le traitement des paiements à travers une infrastructure sécurisée et interopérable, ainsi que la surveillance et le contrôle grâce à des outils d’audit et d’alerte. Ce dispositif doit notamment permettre de mieux détecter les écarts et de limiter les pertes de recettes.
« C’est une réforme importante, et l’ensemble du gouvernement sera mobilisé pour sa mise en œuvre », a déclaré Seedy K. M. Keita.
Une présence étendue à six pays africains
Avec ce contrat, InTouch étend son activité à un pays anglophone, après avoir accompagné des administrations en Côte d’Ivoire, au Cameroun, au Gabon, au Burkina Faso et en Guinée-Bissau. Le groupe revendique ainsi une expérience de plus de cinq ans dans la sécurisation des flux financiers des gouvernements, des administrations fiscales et des trésors publics.
Pour Omar Cissé, cette opération dépasse la dimension technologique. « Nous sommes fiers d’accompagner la Gambie, pays frère, dans la sécurisation de ses finances publiques. Notre modèle repose sur une conviction : une technologie africaine, conçue pour les réalités africaines, au service de la transparence et de la souveraineté financière des États », a souligné le dirigeant.
Au-delà du suivi des recettes, les solutions proposées par la fintech couvrent également le paiement des taxes et redevances par les contribuables. Les règlements peuvent être effectués via le mobile money, les points de vente partenaires ou les agents de terrain. Les administrations disposent, de leur côté, d’outils de traçabilité, de rapprochement automatique des paiements et de suivi des écarts.
Fondée à Dakar en 2014 et agréée par la BCEAO, InTouch indique être présente dans 33 pays, servir 5 200 entreprises et avoir traité 12 750 milliards de FCFA de transactions.

