jeudi, mars 12, 2026

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Souveraineté économique : production locale et économie solidaire au cœur des politiques publiques

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a placé la promotion de la production locale, le développement de l’économie sociale et solidaire et le renforcement du capital humain au cœur des priorités gouvernementales. Ces orientations ont été présentées lors du Conseil des ministres du 11 mars 2026, dans un contexte marqué par la recherche d’une croissance inclusive et d’une stabilité sociale durable au Sénégal.

Abordant la question de la production agricole, le Chef de l’État a souligné que « les performances de la production, dans le secteur agricole, appellent la mise en œuvre d’une vision systémique intégrant à la fois la restructuration des marchés et circuits de distribution des produits agricoles, la transformation des productions, la maîtrise et la régulation de la demande ainsi que la promotion de la consommation des produits locaux ». Dans cette perspective, il a demandé au gouvernement de renforcer l’encadrement et la régulation de la commercialisation des produits agricoles et horticoles.

Le Président de la République a également insisté sur l’accélération du déploiement du programme national de réalisation d’infrastructures de stockage et de conservation des produits agricoles. L’objectif est d’améliorer la gestion des récoltes et de réduire les pertes post-récolte tout en garantissant une meilleure disponibilité des produits sur les marchés.

Dans la même dynamique, le Chef de l’État a instruit le ministre de l’Industrie et du Commerce et celui de l’Agriculture de travailler à la signature de conventions de commercialisation permettant d’« assurer l’écoulement des productions agricoles à des prix rémunérateurs ». Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de renforcer les campagnes de promotion du consommer local, notamment à travers la création d’un label qualité « Sénégal ». Le renforcement des capacités de l’Institut de Technologie alimentaire (ITA), notamment dans la valorisation des recherches sur les céréales et les productions horticoles, fait également partie des priorités évoquées.

Le Chef de l’État a en outre appelé à accorder « une attention particulière à la réalisation des stocks de sécurité pour les denrées stratégiques et produits de consommation courante et à la stabilité des prix », tout en demandant une évaluation de l’application de la loi sur les prix et la protection des consommateurs.

Le Conseil des ministres a également mis l’accent sur le développement de l’économie sociale et solidaire dans les territoires. Rappelant que l’année 2026 est dédiée à l’économie sociale et solidaire, le Président de la République a souligné l’urgence d’assurer l’application intégrale des dispositifs prévus par la loi d’orientation relative à ce secteur.

Dans ce cadre, il a demandé l’établissement d’un Fichier national de l’économie sociale et solidaire et l’accélération de la mise en place des mécanismes destinés à promouvoir un développement durable et participatif. Pour le Chef de l’État, il s’agit de mobiliser l’ensemble des acteurs publics et privés autour « d’une doctrine nationale de développement endogène de l’économie solidaire », associant notamment les structures de microfinance, les organisations de femmes, les jeunes et les associations.

Cette approche vise également à améliorer l’efficacité des programmes de lutte contre la pauvreté et les vulnérabilités, notamment grâce à la crédibilité du Registre national unique (RNU). Dans cette perspective, le Président de la République a demandé de poursuivre la restructuration des programmes de protection sociale afin de renforcer leur complémentarité avec les initiatives de l’économie sociale et solidaire. Il a par ailleurs annoncé la tenue, avant la fin du mois d’octobre 2026, de la première session du Conseil national de l’économie sociale et solidaire.

De son côté, le Premier ministre, Ousmane Sonko a insisté sur la place du capital humain dans la stabilité sociale et la performance économique du pays. À l’en croire, « le capital humain est essentiel dans la vie économique et sociale de la Nation », ce qui explique l’importance accordée par le gouvernement aux secteurs de l’éducation et de la santé.

Dans le domaine de l’éducation, le diagnostic présenté met en évidence plusieurs difficultés, notamment le déficit de personnel, le manque d’infrastructures et d’équipements, ainsi que l’inadéquation des programmes de formation avec les besoins du marché du travail. À ces défis s’ajoutent la faible promotion des filières scientifiques et l’instabilité récurrente dans les espaces scolaires et universitaires.

Le gouvernement affirme avoir engagé des réformes importantes pour redresser ces secteurs stratégiques, dans le cadre du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable signé en mai 2025 entre l’État, les syndicats et le patronat. Dans l’éducation, un plan quinquennal de recrutement d’enseignants est en cours afin de renforcer l’encadrement pédagogique et garantir la continuité du service public.

Dans le secteur de la santé, les réformes portent notamment sur la réorganisation des programmes, l’accent mis sur la prévention et la modernisation du cadre institutionnel. Le Premier ministre a également évoqué la révision du Code de la santé publique, la réforme du cadre juridique relatif à la santé mentale et l’actualisation de la carte sanitaire nationale.

Pour le chef du gouvernement, l’amélioration du capital humain constitue un levier déterminant pour consolider la stabilité sociale et soutenir la transformation économique du pays. Il a ainsi appelé l’ensemble des acteurs à renforcer le dialogue social et à maintenir les efforts engagés pour prévenir les tensions et garantir la paix sociale.

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