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UEMOA : une croissance projetée à 5,7 % en 2026

La croissance économique de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) devrait s’établir à 5,7 % en 2026, contre 6,5 % en 2025, avant de remonter à 6,0 % en 2027. Sur la période 2028-2030, elle devrait atteindre une moyenne de 6,1 %, selon la Note de cadrage macroéconomique de l’Union – Perspectives macroéconomiques régionales 2026-2030, publiée en octobre 2026 par la Commission de l’UEMOA.

Les prévisions de croissance pour 2026 ont été revues à la baisse de 0,6 point de pourcentage, dans un contexte marqué par les incertitudes liées aux tensions internationales, notamment depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février 2026. Les perspectives reposent notamment sur l’évolution de l’investissement et des activités extractives et manufacturières.

Plusieurs facteurs continuent de peser sur les perspectives économiques de l’Union. Le rapport relève notamment les restrictions commerciales américaines, les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, l’insécurité en Afrique de l’Ouest ainsi que les chocs climatiques. Ces risques pourraient affecter l’activité économique et compliquer la réalisation des projections.

Sur le plan budgétaire, le déficit global de l’Union est ressorti à 3,0 % du PIB en 2025, contre 5,3 % en 2024, selon les données relatives à la situation économique récente. Dans la série des projections budgétaires, il est toutefois estimé à 3,2 % du PIB en 2025, avant de s’établir à 3,3 % en 2026. Le rapport prévoit ensuite une réduction progressive du déficit à partir de 2027, avec un taux de 3,0 %, puis de 2,8 % en 2028, 2,7 % en 2029 et 2,5 % en 2030.

La mobilisation des recettes devrait également progresser sur la période. Le taux de pression fiscale est projeté à 15,1 % en 2026, puis à 16,1 % en 2030. Dans le même temps, les recettes de l’Union devraient passer de 17,9 % du PIB en 2026 à 18,7 % en 2030.

Concernant la dette publique, le ratio est projeté à 65,1 % du PIB en 2026, soit une hausse de 2,2 points de pourcentage par rapport à 2025. Une baisse est attendue à partir de 2028, pour atteindre 61,2 % du PIB en 2030. Le rapport souligne toutefois que le coût des emprunts et la diminution de l’aide extérieure limitent les marges de manœuvre budgétaires des États membres.

À l’échelle mondiale, les perspectives restent également marquées par les incertitudes. Selon les projections du Fonds monétaire international (FMI) reprises dans le document, la croissance mondiale devrait ralentir à 3,0 % en 2026, après 3,5 % en 2025, avant de remonter à 3,4 % en 2027.

Les tensions sur les marchés de l’énergie constituent un autre point de vigilance pour l’Union. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, cinq États membres — le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali et le Togo — ont procédé à des hausses des prix des produits pétroliers.

Dans ce contexte, les perspectives de l’UEMOA restent orientées vers une croissance soutenue, mais exposée aux incertitudes internationales, aux contraintes budgétaires et aux risques sécuritaires et climatiques.

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