Les recettes du budget général de l’État se sont établies à 1 149,7 milliards de FCFA à fin mars 2026, soit 19,4 % de l’objectif annuel fixé à 5 932,2 milliards de FCFA dans la Loi de finances initiale (LFI) 2026.
Cette mobilisation est portée principalement par les recettes fiscales, qui ont atteint 1 095,7 milliards de FCFA, représentant 96,2 % de la cible trimestrielle de 1 138,7 milliards et 20,3 % des prévisions annuelles. Comparées au premier trimestre 2025, elles progressent de 135,4 milliards de FCFA, soit une hausse de 14,1 %.
Les recettes budgétaires globales affichent une augmentation de 121,8 milliards de FCFA (+11,9 %) sur un an.
L’impôt sur les sociétés constitue l’un des principaux moteurs de cette progression. Les recouvrements ont atteint 154,5 milliards de FCFA pour une cible de 138,8 milliards, soit un taux d’exécution de 111,3 %. Les recettes de l’IS progressent de 20,5 milliards de FCFA (+15,3 %) par rapport à la même période de 2025. Le rapport souligne notamment l’apport de l’IS pétrolier qui a généré 14 milliards de FCFA.
La TVA intérieure hors pétrole affiche également une forte dynamique avec 149,6 milliards de FCFA mobilisés contre une cible de 131,5 milliards, soit un taux de réalisation de 113,8 %. En glissement annuel, cette recette progresse de 33 milliards de FCFA (+28,3 %).
La taxe sur la consommation hors pétrole a enregistré l’une des plus fortes hausses avec 36,5 milliards de FCFA recouvrés, en augmentation de 78 % sur un an. Les droits d’enregistrement et d’hypothèques ont également connu une progression notable de 78,6 %, atteignant 25,9 milliards de FCFA.
Du côté des dépenses, l’État a exécuté 1 482,7 milliards de FCFA, soit 20,6 % des prévisions annuelles. Les dépenses ordinaires représentent 1 185,5 milliards de FCFA, dominées par les transferts courants (445,7 milliards), la masse salariale (375,1 milliards) et les intérêts de la dette (285 milliards).
Les investissements publics ont atteint 297,2 milliards de FCFA, dont 160,8 milliards financés sur ressources internes et 136,4 milliards sur ressources extérieures.
Au terme du premier trimestre, le déficit budgétaire ressort à 333 milliards de FCFA, représentant 1,4 % du PIB, contre une cible annuelle de 1 245,1 milliards de FCFA, soit 5,37 % du PIB. Selon le rapport, ce résultat reflète « une exécution budgétaire globalement maîtrisée », soutenue par la progression des recettes et une évolution contenue